Régénérer les sols,
cultiver l’avenir
Un plaidoyer de Jean-Baptiste Langellier,
fondateur d’Agriatlas.
La sixième extinction est en cours
La pollution par les déchets, la raréfaction des sols fertiles. Ce n’est plus un risque, c’est une réalité. Partout, le même constat. Que ce soit dans les océans, dans les rivières, dans l’air, quelle que soit l’altitude, sous toutes les latitudes, sur terre ou dans les sols — l’extermination du vivant est en cours, et même bien engagée.
Toute vie terrestre est dépendante de la vie des sols. Pourtant, 75% des terres cultivables de notre planète sont aujourd’hui dégradées. En l’espace d’une vie humaine, nous avons épuisé ce que la nature avait mis des millénaires à construire.
Ce chiffre n’est pas qu’une statistique. C’est une lente agonie. C’est le pouls affaibli d’une Terre qui suffoque, entre deux convulsions.
Il est temps d'inverser la tendance
Je Refuse
• Je refuse l’agriculture qui engendre le désert au lieu de préserver les oasis que nous devons léguer à nos enfants.
• Je refuse l’érosion silencieuse des sols qui emporte, dans le vent ou dans la pluie, la fine couche de vie dont dépend notre existence.
• Je refuse cet aveuglement qui sépare artificiellement, au nom du « progrès », la performance financière à court terme et la vitalité des écosystèmes.
• Je refuse cette fatalité que l’on nous présente — ce faux choix entre nourrir l’humanité et préserver le vivant.
• Je refuse de croire que le capital et la nature soient condamnés à s’affronter, alors qu’ils peuvent danser ensemble.
Debout sur une colline uruguayenne
Debout sur la colline qui dominait ces milliers d’hectares de pâturages uruguayens dégradés par l’agriculture industrielle, j’ai vu simultanément le problème et la solution.
Nous n’avons pas besoin de choisir entre la performance économique et la régénération des sols. Nous allons réconcilier ces deux mondes que tout semble opposer. Nous profiterons de la robustesse du vivant et de la résilience des écosystèmes pour créer l’abondance.
Le projet Agriatlas était né
Réinventer l'horizon.
À l’horizon, je vois se dessiner une agriculture où les arbres retracent les contours de nos champs, leurs racines stabilisant nos sols pendant que leurs feuilles nourrissent nos troupeaux.
Un monde où la couverture permanente des sols a remplacé les terres nues. Où chaque goutte de pluie s’infiltre au lieu de ruisseler. Où chaque rayon de soleil est capturé par la photosynthèse plutôt que de brûler la terre.
Je vois la fertilité biologique des sols vivants — notre véritable richesse — devenir la source joyeuse de la productivité. Dans ce modèle d’abondance, les aliments produits sont sains et généreux. Les travailleurs vivent dans la dignité.
Nos équipes, grâce à leurs motivations et leurs compétences, sont prêtes à relever le défi. Cette transformation sera si vaste, si fondamentale, qu’elle deviendra visible depuis l’espace.
un témoignage inscrit dans le paysage lui-même de ce que l’humain peut accomplir quand il décide d’être régénérateur plutôt que prédateur.
Nous avons oublié le rythme des arbres
Notre civilisation s’est égarée dans l’éphémère, aveuglée par le court terme, les rapports mensuels,
l’urgence du dernier tweet. Elle est prisonnière du « toujours plus ». Prisonnière de son avidité.
Nous avons oublié le rythme du temps des arbres. Un chêne prend des années pour atteindre sa maturité et offrir toute la richesse de ses glands innombrables. Mais avant d’être solide et généreux, cet arbre en devenir est, pendant longtemps, une humble pousse fragile et sans défense.
Le projet Agriatlas est la ronce qui protège cette jeune tige des agressions.
Une vie consacrée à la santé des sols.
Moi, Jean-Baptiste Langellier, je décide de consacrer le reste de ma vie à la santé de la biologie des sols de notre belle planète bleue — et verte.
Les défis climatiques, logistiques, réglementaires sont immenses. Mais c’est en les affrontant avec lucidité et stratégie que nous ferons la différence.
La vraie révolution est fertile. Et elle commence aujourd’hui.